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Bourgmestre de Namur de 1912 à 1921

Arthur Procès

 

Né à Champion le 11 juin 1857, Arthur Procès étudie au Collège Notre-Dame de la Paix avant de rejoindre l’Université de Louvain pour réaliser des études de droit. D’obédience libérale, Arthur Procès est d’abord élu conseiller communal avant devenir échevin en 1891. Avant d’exercer ses fonctions de bourgmestre de Namur de 1912 à 1921, il entre au Conseil provincial et y reste jusqu’en 1920. Les autorités allemandes vont cependant le remplacer par le premier échevin Fernand Golenvaux du 27 août 1914 au 13 juin 1916 et ensuite par l’échevin Jules Hamoir du 13 juin 1916 au 20 janvier 1917 avant de le réhabiliter dans ses fonctions. Il meurt le 29 août 1932.

Lorsque la guerre éclate en août 1914, c’est à Arthur Procès que revient la difficile tâche d’administrer la ville. Dans son discours prononcé lors de la séance du conseil communal du samedi 08 août, Arthur Procès se veut patriote et encourage le peuple namurois à résister et à combattre. Après son discours, Arthèr Procès énumère toute une série de mesures prises conjointement avec le général Michel pour veiller à la protection de la population et va même jusqu’à avancer que la ville pourrait être épargnée par les combat. La population semble confiante.

Dès le 14 août et les premiers bombardements de la ville, la ferveur patriotique des premiers jours laisse place à l’incompréhension au sein des habitants qui croyaient en l’invulnérabilité de la position fortifiée de Namur (P.F.N). L’arrivée des soldats français à Namur le 22 août provoquera un enthousiasme général de la population qui sera de courte durée puisque convoqué chez le Général Michel, commandant de la position fortifiée de Namur, Arthur Procès prend connaissance de la retraite de l’état-major belge. Le bourgmeste convoque alors le collège communal « afin d’être au poste, pour recevoir avec la dignité que nous imposaient nos fonctions les délégués de l’armée allemande ». Pourtant, le comportement qu’Arthur Procès va adopter pendant cette période sera diversement apprécié par la population : certains le traitent de lâche alors que d’autres vantent ses mérites

Le 23 août 1914, après une entrée « triomphale » de l’armée impériale, Arthur Procès accepte immédiatement d’accompagner deux parlementaires allemands qui désirent rencontrer l’état-major belge afin de négocier la capitulation de la Position fortifiée de Namur (P.F.N). Arthur Procès croit prendre la bonne décision en espérant pouvoir protéger la ville et ses habitants ; il va finalement se retrouver suspecté de trahison. S’il arrive un malheur eux parlementaires, des otages seront exécutés. Seulement, l’arrestation des deux parlementaires par les gendarmes belges entraîne la méfiance de l’occupant allemand à son égard et de factola méfiance des Namurois. Le surlendemain de son retour, le 27 août, Arthur Procès se voit destitué de ses fonctions apèrs avoir fourni des explications non satisfaisantes aux officiers allemands. Il est donc remplacé par le premier échevin, Fernand Golenvaux. Face à l’opposition et à la méfiance des autres conseillers du conseil communal, l’ancien bourgmestre préfère se retirer et retourner à son métier d’avocat.

Suite à l’arrestation de Fernand Golenvaux en 1916, les autorités allemandes cherchent à le remplacer et c’est vers l’ancien bourgmestre, Arthur Procès, que leur choix se tourne.  Celui-ci acceptera sous certaines conditions et, le 20 janvier 1917, il sera officiellement réinstallé et assurera ses fonctions jusqu’en 1920. Malade, il cesse ensuite toute activité politique. Il meurt le 29 août 1932.

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