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Bourgmestre de Namur de 1924 à 1931 et bourgmestre désigné par les Allemands durant la Première guerre mondiale

Fernand Golenvaux

 

Né le 05 novembre 1866 d’un menuisier namurois, Fernand Golenvaux suit des études de droit à l’Université de Louvain. Avocat, puis bourgmestre de Namur de 1924 à 1931, il entre ensuite dans la politique sociale du parti catholique dirigé à Namur par Ernest Mélot. Au niveau national, il devient Député de la Chambre des Représentants de 1914 à 1929 et Sénateur de 1929 à 1931. Il meurt le 21 décembre 1931.

Lorsque la guerre éclate à Namur, Fernand Golenvaux, premier échevin, passe, tout comme le reste de la population d’une grande ferveur patriotique à une inquiétude grandissante aux vues des dégâts provoqués sur l’homme par la guerre. Il assiste impuissant à la retraite en ville d’un groupe de soldats provenant du fort de Marchovelette qu’ils qualifient de « malheureux sans armes, pâles et défaits ». Fernand Golenvaux regrette la retraite de l’état-majord du 23 août et déplore l’absence de résistance face à l’entrée de l’ennemi dans Namur.

Le 23 août,  Fernand Golenvaux accepte de se poser en défenseur de la ville et de ses habitants en administrant la ville au côté de l’occupant allemand durant l’absence d’Arthur Procès. Durant les journées des 24 et 25 août, les Allemands se livrent à de nombreuses exactions dans les rues de Namur : les maisons sont pillées, brûlées, les habitants fusillés ou emprisonnés comme otages. Le 25 août, Fernand Golenvaux se rend à l’hôtel de ville où sont maintenus de force plusieurs hommes qui supplient le premier échevin de les sauver mais ce dernier est également arrêté et menacé d’être fusillé. Pour se sortir de cette situation délicate, il propose aux Allemands d’accompagner à nouveau les parlementaires auprès de l’état-major belge ; ce qu’il fera avec succès. Le 27 août, les Allemands lui ordonne de prendre la place de bourgmestre au lieu d’Arthur Procès qui sera révoqué le jour même. Fernand Golenvaux refuse catégoriquement dans un premier temps cet ordre mais finira pas accepter cette fonction maïorale contre la libération de 200 prisonniers retenus en otage au Grand manège et la réduction de la contribution de guerre réclamée par les Allemands. 

Golenvaux ne se contente pas d’aider la population namuroise pendant l’occupation, il devient également un espion pour le compte des alliés en fournissant de nombreux renseignements sur les plans allemands.. Cette activité lui vaudra d’être arrêté par les Allemands le 13 juin 1916 et condamné à mort.  Finalement, il sera gracié et condamné aux travaux forcés à perpétuité dans une prison prussienne.

Quand sonne la fin de la guerre en novembre 1918, Fernand Golenvaux est libéré et reprend sa place dans le collège échevinal. Lorsqu’il est réélu aux élections communales d’avril 1921, il préfère s’effacer en faveur de Joseph Saintraint. A la mort de ce dernier en 1924, Fernand Golenvaux le remplace par Arrêté Royal. Il occupe le maïorat de la ville jusqu’à sa mort en 1931. 

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