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Ambulancière de la Croix-Rouge de Namur en août 1914

Gabrielle Lievens

Gabrielle Lievens est ambulancière en chef de la Croix-Rouge de Namur en août 1914.

Gabrielle Lievens naît le 29 juin 1877 à Saint-Josse-ten-Noode. Elle est donc âgée de 37 ans au début du conflit. Son mari, Maximilien Lievens meurt au Congo belge. Avant la guerre, Gabrielle vit sur l’ancienne Chaussée de Dinant, à la Plante, à Namur.

En 1905, elle fonde le sous-comité de la Croix-Rouge de Namur. Elle consacre également son temps à l’instruction des futurs infirmiers ou infirmières de Namur. En 1910, elle reçoit comme décoration, la croix du mérite de la Croix-Rouge.

Dès le début de la guerre, Gabrielle Lievens, en tant qu’ambulancière en chef de la Croix-Rouge de Namur, organise conjointement au médecin en chef, différents services (hôpitaux, ambulances volantes, services de pansements dans les gares, etc.). Le 10 août 1914, elle est attachée à la 4ème Division d’armée et est nommée chef de la colonne volante d’ambulance ayant pour mission d’opérer au loin de la position fortifiée de Namur. Elle est présente sur les lieux de combats de l’Entre-Sambre-Et-Meuse. Là, elle soigne les blessés et les conduit vers l’hôpital militaire, rue Lelièvre, à Namur. Elle assiste à son premier combat à Sauvenière le 19 août 1914. Immédiatement, elle fait preuve de bravoure en suppliant un chauffeur d'aller chercher des officiers blessés dans une zone dangereuse.

Elle n'est pas la seule à faire preuve de bravoure. De nombreux hommes "refoulés" comme soldats ou ambulanciers militaires tentent de se faire engager à la Croix-Rouge; il y a de très nombreuses inscriptions voire même de trop pour pouvoir satisfaire toutes les demandes. De nombreuses collectes de dons sont également organisées à Namur.

Le 23 août 1914, Gabrielle Lievens est témoin des dégâts occasionnés à la ville de Namur par les bombardements allemands. Elle assiste également à la cruauté de certains soldats allemands qui achèvent les blessés français. Toute la population civile semble être traumatisée par ces massacres si bien qu'un groupe d'habitants va même jusqu'à confondre l'équipe d'infirmiers de Gabrielle Lievens pour des Allemands, tellement ils sont terrifiés.

Elle renseigne également les États-majors belges et français sur la position des troupes ennemies. En raison de ces activités, elle est emmenée par les Allemands jusqu'à Saint-Gérard où elle est interrogée. Gabrielle Lievens continue à faire preuve de bravoure en menacant les soldats allemands d'en référer à Genève1 si on ne la libère pas, ce qu'elle finira par obtenir. Mais elle sera finalement faite prisonnière par les Allemands à l’abbaye de Maredsous à la fin du mois d’août où elle restera un mois avant de revenir à Namur.

Elle décide d’écrire après la guerre, plusieurs carnets dans lesquels elle relate ses impressions de la guerre. À travers ces carnets, différents thèmes peuvent être abordés, tels que l’effort de guerre et la femme ou encore le rôle de la Croix-Rouge à Namur.

  • 1. La conférence de Genève a conféré la neutralité à la Croix-Rouge
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