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"Son cadavre fut ensuite retrouvé dans la fosse commune de la rue de l’Industrie"

M. Binet, de Jambes

Jambes ne subit pas uniquement le bombardement de son pont le 22 août 1914 lors du repli de l’armée belge, mais elle sera témoin également des exactions commises à l’encontre des civils par les troupes allemandes. M. Binet, chapelain de Velaine se souvient de la journée du 25 août : « Camille Pierre, âgé de 28 ans, (…) quitta sa maison de bon matin pour achever un travail qu’il avait commencé le 22 août à l’hôpital civil, mais il n’y arriva pas. Dans a journée, les demoiselles Servais, place Saint-Aubain, à Namur, le rencontrèrent en ville entre deux sentinelles. Émue de ne pas voir rentrer son mari, Mme Pierre se mit à sa recherche et elle aperçut sa casquette dans un fossé aux environs de la prison. Son cadavre fut ensuite retrouvé dans la fosse commune de la rue de l’Industrie et put être identifié grâce à des parties de vêtements. On a jamais su ni où, ni comment il a été abattu. Une seconde victime de cette journée fut Alphone Catin, âgé de 21 ans. Comme sa maison était voisine du pont de Jambes, il alla s’abriter le 22 août par crainte de l’explosion de ce pont, chez Aimé Gibon, un parent à la Plante. Le 25, à 7h30 du matin, tandis qu’ils déjeunaient, des soldats féroces envahirent la ville et les emmenèrent sans explications ; ils furent joints au groupe Bouchat et Chapelle de La Plante, dont ils partagèrent la mort tragique ». 

(Témoignage recueilli par le Chanoine Schmitz et Dom N. Nieuwland dans le cadre de leur collection de Documents pour servir à l'histoire de l'invasion allemande dans les provinces de Namur et de Luxembourg)

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