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"En voulant se sauver par la grande porte, elle a reçu deux balles dans la tête"

Madame Tissot-Vierset de Verlée

 

À Verlée, le 22 août 1914, un coup de fusil tiré dans le village par une sentinelle belge, provoque la rage des troupes allemandes qui s’en prennent à la population, sans aucune forme de procès.

Madame Tissot-Vierset se souvient de cet événement qui conduisit à l’assassinat de sa mère : « Les soldats qui étaient dans la maison tirèrent aussitôt plus de cinquante coups. J’étais à côté d’eux avec mon père, ma sœur et mon mari. Nous nous sommes sauvés par une des fenêtres donnant sur le jardin. Ma mère, qui était montée se coucher avec mon frère, âgé de 8 ans, entendant tirer dans la maison, aura cru qu’on voulait nous tuer. Elle est descendue, portant Joseph dans ses bras. En voulant se sauver par la grande porte, elle a reçu deux balles dans la tête. Mon petit frère s’est enfui, tout perdu. (…) Les meurtriers de ma mère déposèrent son cadavre à l’étage sur le plancher et jetèrent de la paille sur les taches de sang qui couvraient le sol, pour cacher leur crime ». 

(Témoignage recueilli par le Chanoine Schmitz et Dom N. Nieuwland dans le cadre de leur collection de Documents pour servir à l'histoire de l'invasion allemande dans les provinces de Namur et de Luxembourg)

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