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Peinture / Contexte historique de l'époque

Réalisation du diorama "Les batailles de la Meuse"

Contexte historique de l'époque

 

En 1936, année où Alfred Bastien décide de réaliser le diorama « Les batailles de la Meuse », une grande partie de l’opinion belge critique le revirement de la politique diplomatique de la Belgique. Léopold III opte pour un retour à une stricte neutralité et tourne le dos aux accords militaires signés avec la France en 1920. Il refuse toute manifestation trop ostentatoire de l’amitié franco-belge et de l’hostilité envers l’Allemagne hitlérienne. Cette politique explique notamment les pressions exercées par le Palais pour empêcher, en vain, l’administration communale dinantaise d’élever un monument vilipendant « la fureur teutonne » sur son sol. Finalement, le « Furore Teutonico » est érigé en août 1936, au grand dam des autorités. Dans le Namurois, le grand leader libéral, François Bovesse, ne cesse de réclamer un renforcement de la défense du territoire national à partir de la frontière orientale du Royaume. Il mène son combat au nom de la lutte contre la menace allemande, mais aussi au nom de la protection de la Belgique francophone, directement confrontée à une invasion venant de l’Est.

Le panorama de la bataille de la Meuse conforte de manière puissante ce discours. Tandis que la vallée offre une voie de pénétration aisée du côté de Liège, les villes mosanes ne peuvent compter que sur l’aide française pour les protéger d’un désastre tel que celui qui frappa la cité dinantaise en août 1914. La germanophobie d’Alfred Bastien transparaît à travers sa toile et les choix iconographiques qu’il prend.

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